Les beans partaient encore chaudes.
À une époque, en cheval.
À une autre, en camion.
On ne parlait pas de service.
On parlait de quelqu’un qui arrivait avec quelque chose de bon.
Les beans faisaient la route
pour être mangées, dans la journée,
sans avoir à cuisiner.
Avant même d’ouvrir le pot,
l’odeur était déjà là.
Elle entrait dans la maison,
annonçait le repas,
et faisait attendre encore un peu.
Elles arrivaient comme ça.
Encore chaudes.
Attendues.

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